Faut-il confier la science aux politiques et/ou aux industriels ?

Le 26/03/2009 à 20h00
Lieu: Le Beaujolais
Intervenants:
Philippe Ghez : Directeur de recherche au CNRS, Physicien au LAPP
Jean-Louis Coutaz : Enseignant Université de savoie physique/nanotechnologies/optique/hyperfréquences
Nayla Farouki : Philosophe et historienne des sciences. Conseillère auprès du CEA.
Dominique Grand : Adjoint au directeur du CEA de Grenoble
Christel Jacquet : Directrice de l'innovation à Savoie Technolac
Pierre Sermoz : Médecine généraliste Coseile de l'ordre des médecins

Résumé:

    Le financement d’un temps et d’un espace propres à la connaissance semble être nécessaire. Mais qui aura donc pour mission d’assister le savant, en lui octroyant les moyens de parvenir à ses fins ? A qui confier le destin scientifique : au politique et/ou aux industriels ? Nous pouvons légitimement hésiter entre subvention privée et subvention publique, entre acteur lié à l’exploitation technique et acteur, in fine, motivé par des préoccupations électorales. Confier l’organisation pratique de la recherche à l’industrie ne risque-t-il pas d’amener la recherche à être de moins en moins fondamentale ou désintéressée et de plus en plus appliquée, voire, axée sur des problématiques économiquement intéressées ? Laisser aux politiques le soin d’organiser et de répartir les structures dévouées à la connaissance, n’est-ce pas fragiliser un domaine qui a besoin de continuité et d’indépendance ? L’homme politique et l’industriel, ne vont-ils pas exiger, chacun à leur façon, que le chercheur finisse par trouver ? Quelles exigences permettront que s’épanouisse au mieux le désir d’apprendre, de comprendre, d’expérimenter : l’Etat et ses collectivités ? Les organismes privés ? Tous ces acteurs réunis autour d’intérêts communs ?

Venez discuter de toutes ces questions, et d’autres encore,
au café-débat Sciences et Citoyens.


Enregistrement sonore :  [partie 1] [partie 2]
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