Ethique et clonage

Le 19/01/2005 à 20h00
Lieu: Le Beaujolais
Intervenants:
Hélène Claret : Maitre de conférences de droit à l'Université de Savoie
James Lespinasse : Professeur de Génétique médecin généticien
Bertrand Jordan : directeur de Recherche au CNRS, biologiste
pascal Bouvier : Professeur de philosophie Université de Savoie

Résumé:

    6 août 2004 : parution au JO de la nouvelle loi française de bioéthique. Elle criminalise le clonage reproductif, et fait du clonage thérapeutique un délit.

Qu'est-ce que le clonage ? Un bouturage amélioré ou quelque chose de radicalement nouveau ? Comment ne pas établir un lien entre le mythe de Frankenstein, ses assemblages de morceaux humains collectés en grand nombre, et le biologiste à la recherche de nombreux ovocytes. L'homme se prend-il pour Dieu ?

Le clonage thérapeutique n'est pas un délit dans un pays comme la Grande-Bretagne. Ce dernier autorise aussi les études sur les cellules souches embryonnaires quelle que soit leur origine, à des fins médicales, alors que la France n'admet que les recherches sur celles utilisant les embryons « surnuméraires » issus de la FIV (fécondation in vitro ; il y en aurait 200 000 en attente dans les congélateurs des centres de FIV). Est-il immoral de créer un embryon de 5 jours, aux cellules indifférenciées, dans un but de recherche fondamentale ? Cela dépend évidemment du statut que l'on accorde à cet embryon très précoce...

La France considère effectivement que, dès le premier instant de la fécondation, l'embryon est une personne humaine (et qu'il est donc doté d'une âme) alors que musulmans, protestants et juifs ne contestent généralement pas le clonage thérapeutique.
La législation française traduit ainsi une forte influence de cette religion, et l'on peut s'interroger sur son rôle dans la bioéthique. Pourquoi pas une éthique laïque ?


Enregistrement sonore :  [partie 1] [partie 2] [partie 3] [partie 4] [partie 5]
(Aide : 
comment lire ces fichiers ?)

« Retour aux archives