Le temps qui passe ?... Plein de questions !

Le 13/10/2004 à 20h00
Lieu: Le Beaujolais
Intervenants:
Pierre Salati : Professeur de physique à l’Université de Savoie
Cyrille Lips : Professeur de philosophie
Giuseppe Patrucco : Psychologue sexologue
Bruno Helly : Directeur de recherche au CNRS archéologue
Lama Mingyour : ou Gil Plazas enseignant de Karma Ling

Résumé:

    À l’évocation du temps, plusieurs ressentis se partagent l’esprit humain. Indéfinissable, insaisissable, fugitif, le temps semble sans cesse nous trahir.
Pourtant, est-il si indéfinissable, lui que la relativité a si bien décrit, au début du XXe siècle, comme un concept propre à chaque système physique, valable ici et pas ailleurs ? Nos intuitions les plus ancrées s’en trouvèrent sens dessus dessous. Indéfinissable donc, puisque ne pouvant satisfaire notre désir d’absolu.
Est-il si insaisissable, lui que les calendriers, puis les datations de plus en plus précises, ont capturé pour mieux le dompter ? Maîtrise des alternances par l’observation des mouvements célestes pour l’agriculture et ses travaux, puis récemment, maîtrise du temps profond et découpe du temps en portions si petites qu’on en a le vertige : la seconde est entre les mains des physiciens. L’horloge atomique fait plier la puissance du temps jusque dans sa plus petite intimité. Le cadrage est serré, il devrait nous rassurer, et pourtant, l’angoisse persiste de n’agir que sur la forme. Insaisissable, donc, puisque le fond nous échappe.
Est-il si fugitif, lui devenu récemment universel ? En 1767, c’est le naturaliste Buffon qui tente de mesurer le degré de refroidissement de la Terre pour mieux en établir l’histoire…et l’avenir. En 1859, c’est la théorie de l’évolution de Darwin, qui nous fait adopter l’idée d’un homme temporel, inscrit au sein d’un vivant arborescent. Enfin c’est, dans les années 1920, la découverte par l’astrophysique de l’expansion de l’univers. Cette fois-ci le temps semble s’être emparé de l’univers entier. Fugitif, donc, puisque nous obligeant à prospecter toujours plus loin.
Mettant à profit les trois qualités suscitées, le temps permet aussi la vie quotidienne : la capacité à l’oubli, ou à l’inverse celle de se projeter dans l’avenir. Le temps n’est donc pas qu’une fatalité, c’est aussi un outil indispensable à la vie humaine.


Enregistrement sonore :  [partie 1] [partie 2] [partie 3] [partie 4] [partie 5]
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