Mieux vieillir

Le 21/01/2004 à 20h30
Lieu: Le Beaujolais
Intervenants:
Cyrille Lips : Professeur de philosophie
Claude Hohn : Madame... Médecin gériatre
Christine Vernet : Psychologue cliniceinne, gériatrie
Laurent Delgove : Chirurgie plastique et reconstructive
Sylviane Ferrieux : Diététicienne

Résumé:

    La France compte 12 millions de personnes âgées de plus de 60 ans. L’été 2003 s’est chargé de nous le rappeler sans détours. En 2020, les personnes de plus de 75 ans, devraient représenter plus de 10% de la population du pays. Une urgence s’impose : adapter notre pays à l’allongement de l’espérance de vie : permettre aux gens de « mieux vieillir ».
Qu’est ce que « mieux vieillir ». Améliorer la prise en charge des personnes âgées en milieu hospitalier ? se doter de structures d’accueil plus nombreuses, mieux adaptées et dotées d’un personnel compétent ? Ainsi le nombre de professionnels est 3 à 4 fois plus important dans les établissements gériatriques de nos voisins Suisses, allemands ou Néerlandais.
Est-ce s’enfermer derrière des murs, avec propriétés luxueuses, activités ciblées, golfs verdoyants, tennis rougeoyants, sécurité renforcée ? Vigiles à l’entrée, patrouilles, gardiens de nuit, alarmes? Est-ce être sportif, sexy, insouçiant, innovant ? Réflexion d’une sexagénaire : « Ici, on peut être ce qu’on est vraiment. Dehors, vous devez vous adapter à l’image que la société colle aux personnes âgées… ». C’est donc peut-êre notre intolérance qu’ils ont fuie. Comme s’il était impossible d’être moins jeune, moins compétitif, dans une société qui a édifié le forme, le jeunisme et l’hyperactivité en divine trinité. Alors c’est la fuite en avant, dans ces citadelles faussement idylliques.
Est-ce lutter contre l’exclusion et la solitude ? Difficile parfois quand les enfants vivent loin de leurs parents, culpabilisent de ne pas pouvoir s’occuper du parent atteint de la maladie d’Alzheimer, ou de celui qui a peur d’être abandonné. Qui se retrouve seul face au temps qui passe, ce temps qui vous tue à petit feu. Comme disait Jacques Brel « du lit à la fenêtre, et puis… du lit au lit ».
N’est-ce pas devoir petit à petit faire face à l’inacceptable, au grand scandale, à la mort qui vient, et qui, c’est sûr, nous dépouillera de tout, même de notre corps ? Cette mort, ce scandale que nous nous somme parfois épuisés à fuir toute notre vie, et à laquelle RIEN ne nous a jamais préparés ?

Vaste débat, difficiles questions, auxquelles nous vous invitons tous à venir apporter votre contribution ce soir.

Affiche de ce café :  [affiche pdf]
Enregistrement sonore :  [partie 1] [partie 2] [partie 3] [partie 4] [partie 5]
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comment lire ces fichiers ?)


Photos prises lors de la soirée:
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