L’alchimie des vins

Le 12/11/2003 à 20h30
Lieu: Le Beaujolais
Intervenants:
Jean-Claude Buffin : Ingénieur Conseil en organisation et qualité (ISO) Ingénieur agronome, oenologue, droit et économie viticole
Corinne Gallay : oenologue à Savoie Labo
Christian Guillere : Professeur d'histoire médiévale à l'Université de Savoie
Louis Trosset : Géologue, Maitre de Conférences à l'Université de Savoie viticulteur (mondeuse)
Evelyne Leard-Viboux : Enseignante en dégustation

Résumé:

    La viticulture subit actuellement une révolution sous l'action conjuguée du progrès technique, des nouvelles habitudes des consommateurs et de la concurrence étrangère. Il est indéniable que la qualité globale des vins a nettement augmenté au cours des dernières décennies et les grandes productions de vins de table du Sud de la France ont tendance à disparaître au profit des appellations contrôlées. En Savoie aussi, les vins blancs âpres et acides, au goût de soufre prononcé, ne sont heureusement plus qu'un lointain souvenir. De nombreux vignerons, même dans les propriétés les plus modestes, ont modernisé leur exploitation de façon remarquable : les foudres thermostatées en inox remplacent bien souvent les tonneaux, les systèmes de contrôle informatisé ne sont pas rares. Cependant, l'amateur de vins peut s'interroger sur ces progrès : ne va -t-on pas vers une uniformisation de la production où les vins de cépage remplaceraient nos crus locaux et régionaux, les AOC sont-elles une garantie de qualité, les nouvelles techniques chimiques ne font-elles pas perdre au vin son coté naturel ? Les habitudes ancestrales sont aussi remises en question, ce qui perturbe l'oenologue du dimanche. De plus en plus, les bouchons de liège sont remplacés par des bouchons en matière composite synthétique. Certains, et même pour les grands crus du bordelais, s'orientent vers l'emploi de capsules visées dont l'emploi éviterait le néfaste goût de bouchon et permettrait un stockage et vieillissement vertical des bouteilles. D'autres parlent de mettre le vin dans des bouteilles en plastique, etc. En plus, les conditions naturelles s'en mêlent : le changement de climat, dont on sent les prémices, ne va -t-il pas perturber la viticulture ?

Alors, dans ce domaine tant attaché au savoir-vivre et au patrimoine culturel français, le progrès technologique est-il nécessaire ou néfaste, est-on dans une phase de changements radicaux ? Venez en discuter lors du café scientifique du 12 novembre 2003, en présence des spécialistes régionaux de la question.

Affiche de ce café :  [affiche pdf]
Enregistrement sonore :  [partie 1] [partie 2] [partie 3] [partie 4] [partie 5]
(Aide : 
comment lire ces fichiers ?)

« Retour aux archives