Incroyable mais faux: l'alibi scientifique dans les pubs, médias, etc..

Le 18/12/2002 à 20h30
Lieu: Le Beaujolais
Intervenants:
Sylviane Gasquet : Grand-mère
Daniel Decamp : Professeur à L'université Physicien
Hervé Nifenecker : Conseiller Scientifique, spécialiste de l'énergie
Jean-François Aulas : Médiateur Scientifique
Maurice Roche : Professeur Université de Savoie, Physiologiste, expert pharmacologue, toxicologue

Résumé:

    Dans nos sociétés basées sur l'économie libérale, la science tient un double rôle, celui de moteur pour le progrès technologique et en partie celui de référence pour la pensée, puisque l'influence des religions et philosophies décroît régulièrement. Ainsi la science
diffuse dans tous les domaines, de la politique à la publicité. Elle devient justification pour des décisions politiques, preuve irréfutable pour la justice, et même argument pour les publicitaires. Par exemple, les enzymes "gloutons" ont d'abord envahi les lessives car elles mangeaient la saleté, puis le bifidus actif (bifidobacterium bifidum) s'est 'installé dans les yaourts pour le bien -être de notre appareil digestif, et maintenant les margarines à l'oméga 3 (acides gras polyinsaturés, N-3) chassent le cholestérol de nos artères. Mais savez-vous ce qu'est une enzyme ou du bifidus ? Et êtes-vous sûr des propriétés bénéfiques de ces molécules ? De même, chaque fois qu'un problème de société se pose, les média font appel à un s cientifique, si possible chercheur au CNRS ou à l'INSERM, déclamant rapidement son avis qui devient vérité pour la grande majorité de la population.

Et pourtant, les scientifiques peuvent se tromper, et les exemples sont nombreux. Leurs arguments peuvent être détournés, pour ne pas dire retournés, par le monde des média, de la publicité ou de la politique. En plus, les problèmes du monde contemporain sont complexes et les scientifiques n'apportent souvent que des réponses partielles et contradictoires.
Alors, faut-il croire les scientifiques ? Doit-on se méfier des arguments scientifiques ?
Venez en débattre au prochain café scientifique du 18 décembre 2002.

Affiche de ce café :  [affiche pdf]

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