La preuve scientifique d'un crime ou d'un délit

Le 27/02/2002 à 20h30
Lieu: Le Beaujolais
Intervenants:
André Gueho : Médein légiste
Jacques Hébrard : Lieutenant-colonel, commandant le groupement de gendarmerie départementale de la Savoie
Max Joly : Avocat pénaliste
Alain Lamotte : Directeur du laboratoire de police scientifique de Lyon
Pierre Margot : Directeur de l'Institut de police scientifique et de criminologie de Lausanne (IPSC)
Raffin : Substitut du procureur
James Lespinasse : Professeur de Génétique médecin généticien

Résumé:

    L'aveu, la "reine des preuves", tel fut, durant des siècles, le credo des acteurs judiciaires. Entre certaines méthodes radicales comme la torture (abolie en 1788 en France) par laquelle le pr ésumé coupable était "soumis à la question", les témoignages peu fiables ou encore les indicateurs intéressés, l'aveu s'est révélé trop fragile. Il restait à la police à "circonstancier l'aveu" en cherchant les preuves matérielles irréfutables de l'innocence ou de la culpabilité, la science allait lui prêter main forte.

L'activité policière a particulièrement profité des découvertes scientifiques, notamment dans le domaine criminel. La criminalistique, branche de la science sur laquelle sont fondées les techniques d'identification des individus et de recherche des preuves matérielles dont découlent les méthodes de la police scientifique, a tiré un bénéfice considérable des progrès scientifiques et techniques, notamment en biologie. Il en est ainsi par exemple de la recherche et de l'identification des personnes à partir d'indices divers, de l'identification de traces biologiques ou chimiques, même les plus infimes, sur les scènes de crimes, ou de l'établissement de la date du décès lors de la découverte d'un cadavre.
Qu'en est-il aujourd'hui de cet apport de la science dans les investigations policières ? Venez en débattre à ce prochain café.

Affiche de ce café :  [affiche pdf]

« Retour aux archives