Soins palliatifs et acharnement thérapeutique

Le 21/03/2001 à 20h30
Lieu: Le Beaujolais
Intervenants:
Simone Manon : Enseignante de philosophie, lycée Vaugelas, Chambéry
Catherine Gaide : Membre association JALMALL
Pierre Basset : Responsable de l'Unité de Soins Palliatifs et de la consultation de la douleur de l'hôpital de Chambéry
Valérie Sagne : Intervenant juriste
Claire Heritier : Phychologue USP Chambéry
Christiane Jomain : Membre fondateur JALMALL

Résumé:

    «Franco va mieux, il est revenu à pied du cimetière» était la légende volontairement provocante écrite par Reiser en accompagnement d'un dessin, tout aussi choquant, sur la page de couverture, depuis célèbre, du Charlie Hebdo de 1975 quasiment intégralement focalisé sur la mort du Caudillo.

A cette époque l'acharnement thérapeutique qui avait accompagné la disparition de quelques tyrans emblématiques, comme Franco ou Brejnev en passant par Tito, avait été très médiatisé, tenant en haleine des mois durant les opinions publiques de la planète. Ce phénomène montrait, jusqu'à l'absurde, le triomphe d'une science médicale qui reculait les limites de la vie humaine mais ...pourquoi et à quel prix ? Les raisons politiques étaient bien connues, le prix en matière de souffrance et de dignité humaine n'était, à l'époque, pas de mise. Tous ces problèmes, et notamment ceux liés à l'euthanasie, ont fait l'objet de commissions parlementaires dont le récent rapport du Sénateur Lucien Neuwirth présenté en 1999. Il contribuera à faire rentrer dans la réalité l'idée que, lorsque la médecine ne peut plus guérir, elle a pour mission de tout faire pour empêcher le patient de souffrir et de lui permettre une mort dans la dignité. Dans de très nombreux cas, on s'aperçoit que la médecine actuelle a tout ce qu'il faut pour remplir ces missions, en commençant par des antidouleurs très efficaces et dénués de toutes les propriétés « diaboliques ou perverses » dont ils sont souvent affublés.
On peut alors se demander quels sont les blocages qui justifient un développement aussi lent des soins palliatifs, les blocages qui encore font bien souvent retarder la déconnexion des appareils qui assurent une simple survie mécanique alors que le processus fatal est irréversible. Des associations pallient ce que d'aucuns qualifient d'insuffisances les lentes avancées de la santé publique en ce domaine.

Ce soir les principaux acteurs requis pour traiter un tel sujet, des médecins, une association, une juriste, et une philosophe, seront présents et répondront à vos questions.

Affiche de ce café :  [affiche pdf]

« Retour aux archives